Si l’écriture de roman est techniquement ce qui m’occupe le plus en matière d’écriture pour l’instant, il n’est pas rare que je m’essaie à d’autres formats. Il est également de notoriété publique que je cherche à développer mon goût pour l’écriture cinématographique et à professionnaliser le versant “scénariste” que j’affiche sur ma carte de visite. C’est la raison pour laquelle, cette année, j’ai participé au Festival International des Scénariste de Valence.

Ceux qui n’ont pas déjà lu, ou les plus curieux de l’envers du décor, peuvent lire le compte rendu de mon expérience marathonienne sur mon blog perso (Partie 1, Partie 2, Partie 3, Partie 4, Partie 5, Partie 6). Pour les autres, je résume en quelques mots : j’ai participé au marathon d’écriture de court-métrage en 48h. Le fruit de ce marathon est un court-métrage d’animation humoristique intitulé Les Fées de Surprise.

Au terme du festival, ce scénario fut récompensé par un prix et la mention spéciale du Jury Création !

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D’une certaine façon, cette reconnaissance valide à la fois mon travail créatif et ma volonté de percer dans le milieu de l’audiovisuelle (cinéma, télévision) en qualité de scénariste. La route est encore longue, très longue, mais j’avance.

Voici d’ailleurs synopsis complet de ce court-métrage. Ca spoile évidemment toute l’histoire, mais ça reste un court-métrage. Et croyez mes parrains et marraines qui m’ont accompagné pendant l’écriture quand ils disent que le  meilleur dans ce court, c’est la justesse et l’efficacité des dialogues par rapport aux situations incongrues que j’ai développées :

La Princesse Aurore est une jeune femme parfaitement éduquée, maniérée et polie. Pour son seizième anniversaire, son père le Roi convie à un bal les plus hauts dignitaires du royaume, dont le Prince Philippe, le prétendant à la main de la princesse.
Tous les cadeaux destinés à la Princesse sont amassés sur une table en bordure de la piste de danse et, comme le veut la tradition, elle les ouvre un à un face à l’assistance pour remercier les généreux donateurs. La cérémonie se déroule à merveille jusqu’à l’ouverture d’une petite boîte anonyme contenant une simple carte, avec écrit dessus : « Pour ton seizième anniversaire, reçois le Don de Sincérité. M. »
Le comportement de la Princesse va alors radicalement changer. Vulgaire, cash, trash et en pleine révolution sexuelle, son attitude trop sincère est un véritable scandale ruinant toute la soirée et la réputation de la famille royale !
On découvre alors, sur une table légèrement en retrait, trois petites fées : Morgane, une punkette dont le franc-parler rappelle le nouveau comportement de la Princesse ; Flora, une petite grosse très fleur-bleue et Carabosse, plus vieille et sévère. Sous la surveillance de leur instructrice Carabosse, Morgane et Flora sont en train de passer un examen pour le diplôme de fée-marraine et elles ne pensaient pas tomber sur Aurore, une des princesses les plus délicates à gérer pour l’épreuve du Don. Morgane vient d’échouer lamentablement avec sa proposition mal dosée.
La magie de Carabosse permet de recommencer l’épreuve ; Flora propose donc le Don de Prudence. Ce dernier modifie également le comportement de la Princesse dans un nouvel extrême : Aurore se met à prendre les avances du Prince Philippe comme une incitation à la déprave. Une nouvelle fois, la situation dégénère rapidement dans la salle de bal, recalant aussitôt Flora à son examen.
Exaspérée, Carabosse offre à ses deux mauvaises élèves l’opportunité de se rattraper ensemble. Mais la conjugaison des caractères impulsif de Morgane et cul-cul de Flora provoque un désastre encore plus retentissant : un dragon débarque au milieu de la salle de bal tandis que des petits oiseaux chantent joyeusement, gênant les princes présents qui essaient faire leur boulot héroïque pour empêcher le drame.
Le bilan de l’exercice des fées est sans appel : c’est l’apocalypse sur fond de piaillements d’oiseaux dans la salle, tout le monde est carbonisé ou finit sa vie dans un râle d’agonie, la princesse est enlevée… Flora et Morgane sont recalées.
Ces dernières se retrouvent en stage de rattrapage chez Pinocchio où leur talent pour créer des catastrophes ne risque pas de s’exprimer. Flora proposera toutefois d’essayer ce sort de transformation d’un pantin en humain…

Ceux qui seraient intéressés (notamment des producteurs), je peux éventuellement partager le scénario complet (il est déjà déposé à la SACD, donc bon, je suis moins inquiet de le faire tourner mais suffisamment parano pour ne pas le mettre en lecture libre sur le blog…). En attendant, j’essaie déjà de le vendre auprès de personnes que j’ai eu l’occasion de rencontrer lors de ce festival. Qui sait, peut-être que ma princesse trashouille finira par être animée et diffusée en festival…

It wasn’t very planned but against all odds, I’ve decided to translate into English my latest short story: Atomic Girl and Me. The truth is it would have been a shame not to do so. After all, it’s about super-heros and the US market is the place to be if you writing about men and women wearing Lycra pants… So here we are!

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Have you ever read a comic-book? Superman, Batman, Spideman and so on? Many people no longer see the interest in reading them as super-heroes are a reality of our world: you just jave to turn your television on to watch live the latest exploits of Atomic Girl! My editor once told me “ordinary people don’t make good stories”. He would probably change his ming if he knew what my real relationship with her is…

Atomic Girl and Me is now available in English on Amazon and Kobo for 99cts.

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Chose promise, chose due : à compter de ce jour, ma nouvelle Atomic Girl et Moi est disponible !

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Vous avez déjà lu une bande dessinée de super-héros ? Vous savez, Superman et consorts ? Beaucoup de gens ne voient plus l’intérêt d’en lire puisque les super-héros sont une réalité de notre monde : il suffit simplement d’allumer son poste de télévision pour voir en direct les derniers exploits d’Atomic Girl. Mon éditeur m’a dit un jour : « les gens ordinaires ne font pas de bonnes histoires ». Il changerait probablement d’avis s’il savait quelle est ma véritable relation avec Atomic Girl…

Que vous soyez un véritable connaisseur de l’univers du comic-book américain ou un néophyte en super-héros, plongez dans cette romance entre une super-héroïne et un dessinateur humain ! Oh, et rassurez-vous, ça n’a rien à voir avec ce très moyen film qu’est Ma Super Ex

Atomic Girl et moi est désormais disponible sur Amazon et Kobo pour moins d’un euro.

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Mon prochain objectif est de trouver un producteur à qui vendre le script du long-métrage que j’ai écrit à partir de cette nouvelle…

Après moult galères, je peux enfin présenter la version finale, en couleurs, de la couverture d’Atomic Girl et Moi

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Tadam !

Qui dit “couverture finale” dit “parution imminente” ! Atomic Girl et Moi sera disponible – si tout va bien – sur Kobo et Amazon dès lundi prochain pour une somme dérisoire. Comment d’habitude, je partagerai un petit article et un pitch pour l’occasion. A la semaine prochaine !

Dans un précédent article, j’ai annoncé la parution prochaine d’une nouvelle : Atomic Girl et Moi. Dans un souci d’éventuellement rendre mes nouvelles rentables, j’ai décidé de réaliser la couverture moi-même au lieu de faire appel à un illustrateur infiniment plus doué que moi. Croyez-le ou non, mais les sketches de couvertures griffonnés vite furent nettement plus compliqués à mettre en place que le menhir rose fluo de la nouvelle Dolmen

Au final, après quelques tâtonnements, j’ai opté pour la troisième version de mes croquis :

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Vu comme ça, ça avait l’air simple. C’était sans compter sur la perspective et une vue de plongée qui m’ont fait arracher les derniers cheveux qui me restaient. J’ai dû recommencer cinq fois avant d’obtenir un résultat satisfaisant…

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Avant-dernière itération… Toujours pas la bonne… D’ailleurs, c’est moi ou on dirait Emmanuelle Béart ?

Au final, j’ai réussi à combiner trois croquis différents dans un patchwork assez sale (vive Photoshop !) pour finalement arriver à une version qui me plaît dont vous trouverez l’encrage mis au propre ci-dessous. Vous pourrez noter que la version finale récupère par exemple le bras droit et le visage sans la bouche de la version 4)…

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En espérant qu’elle vous plaise… Je dévoile bientôt la couverture finale, en couleur et tout !

Teenage Riot est le roman “jeunesse” (comprendre 15-25 ans) sur lequel j’ai fini d’apporter les dernières modifications. Afin de faire découvrir l’envers du décor du processus d’écriture de cette romance adolescente, je partage mes sources d’inspiration. Ou comment une chanson, une photo, un souvenir, un endroit, etc. permettent aux mots de s’agencer les uns avec les autres pour créer des personnages, une histoire et des émotions…

Avec le dernier article consacré à Cyrille, j’en ai fini avec la présentation des personnages. Enfin presque. D’une part, je n’ai présenté que les personnages qui évoluent dans l’environnement direct du protagoniste au cours des deux premiers chapitres (il y en a bien évidemment plus !). D’autre part, le plaisir de la lecture vient de la découverte. Mais “presque” parce qu’aujourd’hui encore, ce post est à un autre personnage. Un adulte.

Voilà une heureuse opportunité pour s’intéresser à un cas d’école des histoires pour adolescents, notamment au cinéma. En effet, cela risque d’être surprenant mais d’un point de vue français, la vision d’une histoire adolescente diverge franchement de ce que l’on fait outre-atlantique. Aux USA/Japon, la majorité des histoires dont le héros est un adolescent se concentre sur des tensions horizontales, c’est-à-dire entre adolescents. En France, la majorité des histoires dont le héros est un adolescent se concentre sur des tensions verticales, c’est-à-dire avec l’autorité (parentale, scolaire, etc.). Ce qui ne veut pas dire que l’un exclu l’autre, mais si vous regardez où est placé le curseur vertical/horizontal, vous pourrez constater que globalement l’analyse est correcte. Et c’est essentiellement dû à l’environnement culturel : en France, défier l’autorité est quelque chose de finalement assez naturel. Ce n’est pas Pascal le Grand Frère qui dira le contraire… En dehors de toute notion de respect, le Français possède ce côté rebelle insatisfait qui le pousse à toujours tout remettre en question (ce qui explique à la fois la facilité que l’on a à maugréer sur son patron/Président/prof/etc. autant que ce penchant pour les sciences et la philosophie hérité du Siècle des Lumière). Dans d’autres pays, l’impact historique et culturel est moindre et les valeurs se sont forgées sur autre chose, notamment la liberté compétitive aux Etats-Unis ou le respect des anciens en Asie.

Bref, tout ça pour dire qu’en tant que Français, ma première idée aurait dû être de mettre mes adolescents dans des situations conflictuelles avec leurs autorités respectives, comme les parents ou les profs. Sauf que cela ne m’intéressait pas. Et puis, très honnêtement, je ne suis pas sûr que cela intéresse plus que ça le lecteur adolescent. Teenage Riot est donc essentiellement une histoire de tensions horizontales entre lycéens.

L’adulte n’est pas considéré comme une source d’obstacles mais comme une source d’évolutions (même si effectivement, du point de vue adolescent, il ne lui facilite pas vraiment la vie…). Et parmi mes adultes, le plus important pour catapulter l’histoire est le proviseur de l’établissement. L’autorité suprême que 99.9% des lycéens ne rencontrent jamais durant toute leur scolarité. Au lycée, je n’ai rencontré le mien que durant un entretien avant la Seconde, pour je ne sais plus quelle raison… Ma mère voulait sûrement s’assurer que je ne finirais dans un lycée de hippies ou un truc du genre.

Le proviseur en question était pour le moins sans intérêt, sa seule caractéristique physique attrayante étant un embonpoint forcé et une des ces mèches ridicules rabattues sur le front pour faire croire que la calvitie n’a pas encore gagné la guerre. J’ai toutefois récupéré certains éléments de son bureau trop petit.

La direction de mon établissement est revenu à une quadragénaire élancée, très BCBG élégante et surtout très Judge “La Loi, c’est Moi” Dredd. La fierté de son établissement passe avant toute chose, ce qui lui donne un côté très froid et calculateur. Ajoutons des vêtements stricts et une tendance catho-facho afin de pousser un tout petit plus le personnage vers le cliché de la “control-freak”. En terme japonais, ce serait clairement une tsundere.

Ma référence pour elle était Susan Sullivan (Dharma & Greg) :

Pour ses vêtements, je voulais quelque chose d’à la fois classe mais aussi un peu sexy de manière à souligner ses courbes et un potentiel sexuel assumé (chose que ne manquera pas de remarquer Louis). Dans sa première version, elle portait des Louboutins pour ajouter une touche classe excentrique à sa tenue stricte. Une beta-lectrice m’a fait remarquer qu’un salaire de proviseur limitait sérieusement ce genre d’excentricité…

Donc imaginez ça…

Avec ce genre de jupes (2-3cm plus longue)…

Et ce genre de chaussures…

Comme quoi des fois, écrivain, c’est aussi un peu Dessinons la Mode

Teenage Riot est le roman “jeunesse” (comprendre 15-25 ans) sur lequel j’ai fini d’apporter les dernières modifications. Afin de faire découvrir l’envers du décor du processus d’écriture de cette romance adolescente, je partage mes sources d’inspiration. Ou comment une chanson, une photo, un souvenir, un endroit, etc. permettent aux mots de s’agencer les uns avec les autres pour créer des personnages, une histoire et des émotions…

Si je fais le calcul des personnages que j’ai déjà présentés, on a :

Aujourd’hui, je vais présenter un autre personnage qui gravite dans l’entourage du protagoniste, Cyrille. Pendant très longtemps, Cyrille n’a été qu’une sorte de proxy sans visage, un faire-valoir dont la seule fonction n’était que d’être le petit ami d’Elké. Les béta-lecteurs les plus tatillons m’ont d’ailleurs reproché de n’avoir pas assez détaillé et utilisé ce personnage. En soi, ces derniers avaient raison. J’ai essayé de retravailler ce personnage de façon à le rendre plus riche, mais je dois bien avouer que plus je cherchais à le rendre indispensable, plus c’était un autre personnage qui gagnait en profondeur…

Et puis j’ai fini par accepter que Cyrille n’était qu’un personnage de transition, tout comme l’a été sa source d’inspiration pour lui. Cyrille s’inspire en fait d’un ancien pote qui était également le petit ami de la vraie Elké. Je suis parti du principe que Cyrille représenterait ce petit ami éphémère, et qui forme avec une fille ce couple parfait que tout le monde connait au moins de vue au lycée. Et puis, des années plus tard, on n’est pas vraiment étonné que ce couple n’ait pas survécu à la fac…

Le rôle de ce personnage se limite donc essentiellement à “petit ami d’Elké” – afin que le lecteur ne se dise pas dès la première page “c’est encore une de ses histoires classiques où on sait déjà que le héros finira avec sa meilleure amie” – et ses apports au groupe d’amis commencent déjà à appartenir au passé…

En terme de caractérisation physique, c’est le bogoss : 15 ans de natation, ça aide…

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Car il est important de ne pas négliger son lectorat féminin. Son style de musique est typiquement le genre de truc un peu sans intérêt et générique que vous pouvez entendre dans 99% des teen movies des années 90-00, avec une grosse tendance pour le rock californien façon Offspring ou Blink 182.

Il est temps de commencer à préparer la prochaine sortie chez Electrik Punk Books. C’est encore assez lointain sur mon planning, mais je peux déjà annoncer qu’il s’agira d’une nouvelle : Atomic Girl et moi.

Cette nouvelle a déjà été publiée dans une anthologie dédiée au super-héros, il y a maintenant plusieurs années, et j’ai décidé de la ré-éditer afin de la faire découvrir à ceux qui ont pris le train Electrik Punk Books en marche. Je me suis longtemps posé la question de faire une version étendue de cette nouvelle en novella, en ajoutant notamment un nouveau personnage et en m’inspirant plus particulièrement du script de film que j’ai écrit à partir de la nouvelle. Et puis, j’ai regardé ma to-write list et je me suis dit que ce serait dommage de faire du recyclage en lieu et place de créer quelque chose de nouveau.

(En d’autres termes, si vous voulez la version 2.0 de la nouvelle, il faut qu’un producteur de cinéma s’intéresse à mon script…)

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Un de mes premiers dessins pour Atomic Girl. 2005, elle date pas d’hier cette nouvelle…

D’où ma décision de ressortir la nouvelle en l’état, sans modification. Après tout, cette version avait été finaliste du Prix Rosny Ainé l’année de sa sortie et le mieux est l’ennemi du bien !

Comme pour La Zone et Dolmen, je vais m’occuper de la couverture comme un grand. Voici d’ailleurs mes premiers sketches. J’essaie de bien mettre en avant la différence entre la super-héroïne et l’humain lambda qu’est le narrateur, en jouant sur les tailles de personnages et la direction de leurs regards. Je n’arrive pas encore à me décider sur lequel partir…

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Et vous, en dépit de la qualité médiocre de ses sketches, vous avez déjà une préférence ?

A bientôt pour plus d’informations sur cette sortie et pour les évolutions de la couverture !

Teenage Riot est le roman “jeunesse” (comprendre 15-25 ans) sur lequel j’ai fini d’apporter les dernières modifications. Afin de faire découvrir l’envers du décor du processus d’écriture de cette romance adolescente, je partage mes sources d’inspiration. Ou comment une chanson, une photo, un souvenir, un endroit, etc. permettent aux mots de s’agencer les uns avec les autres pour créer des personnages, une histoire et des émotions…

J’ai déjà présenté deux personnages-clé de ce roman au cours des derniers mois, la meilleure amie Elké et un “love interest” potentiel Morgane (même si techniquement, Elké est aussi un love interest potentiel…). Penchons aujourd’hui sur le cas d’un autre personnage, Louis.

Afin de soutenir la trame principale, plusieurs sous-intrigues s’y sont greffées, de façon à donner des contre-poids et des mises en perspective autour de ce qui arrive au protagoniste. L’une des ses intrigues est purement comique et elle est conduite de bout en bout par Louis et sa quête désespérée : ne pas finir le lycée puceau ! Honnêtement, je ne sais pas d’où m’est venue cette idée puisque aucun de mes amis de l’époque n’avait affiché clairement ce genre d’objectif. C’est probablement un reliquat d’un film américain type American Pie que j’ai digéré à ma façon et essayé d’en faire un truc plus “réaliste”. Et puis, ne nous leurrons pas, ce genre de considérations occupe aussi une part non négligeable du cerveau adolescent 24/7…

Pour éviter de tomber dans le cliché, l’archétype de Louis n’est pas à proprement parler celui du petit adolescent ingrat, moche et idiot qu’aucune fille ne regarde. Il s’agit plutôt du garçon qui échoue dans ses tentatives parce qu’il essaie trop. Le genre de type grillé dans ses intentions pour clairement les afficher avant même d’aborder la fille. Il est également un peu colérique, très égocentré et peu enclin à la dérision… ce qui, avouons-le, ne plaide pas vraiment sa cause auprès de la gente féminine.

Pour créer ce personnage, j’avais plusieurs références en tête, toutes particulièrement second degré (volontairement ou non, d’ailleurs) :

Comme tous mes personnages, Louis est aussi défini par un style musical : le rap/hip-hop US (tendance West Coast).

Nothing has changed, rien n’a changé. En dépit du passage à la nouvelle année, rien n’a changé : Electrik Punk Books continue sur sa lancée et travaille d’arrache-pied pour proposer de nouveaux romans et d’autres nouvelles pour 2015 !

Nothing has changed, c’est aussi le titre du dernier album de David Bowie, commémorant ainsi l’anniversaire de son premier single. Cinquante ans ! Cinquante ans, c’est pas une paille. Issu de la génération qui a pratiquement inventé le rock, il ne reste plus grand monde et je suis persuadé que ce genre d’album anniversaire va devenir rarissime. Il suffit de regarder les années 90 ou 2000 et de vérifier quels sont les noms dont on entend encore parler…

J’adore la jaquette, au passage.

Peu importe, là n’est pas la question.

Donc, David Bowie a sorti une nouvelle compilation ! Remplie de classiques majoritairement made in 70’s, Nothing has changed est l’occasion parfaite pour les nouvelles générations de découvrir la musique du génie qui a littéralement changé la face du rock avec son avatar Ziggy Stardust. C’est également l’occasion d’écouter l’évolution de son style au travers de cinq décennies, les façons dont il a choisi de se redéfinir et redéfinir sa musique pour toujours la pousser vers l’avant. Au rayon des petites déception, d’après ce que j’ai pu voir de la track list du vinyle, les chansons ne sont pas rangées en ordre chronologique, ce qui peut nuire à cette fameuse compréhension de l’évolution du style. Sans surprise également, la version vinyle est également bien rachitique par rapport à la version CD… Bon, personnellement, je m’en fiche, je ne fais pas les compilations…

Pourquoi est-ce que j’en parle alors de cet album, si je ne vais pas l’acheter personnellement ?

Parce que pour ceux qui ne sont pas familiers de David Bowie, cet album me semble un excellent point de départ pour s’y mettre. Et pour ceux qui connaissent déjà par cœur les Let’s Dance, Ziggy Stardust, Golden years… et ne veulent pas d’une nouvelle compilation qui n’apporte qu’un seul inédit, il existe une autre façon d’écouter un album best-of de David Bowie : Sol Sunburst ! En effet, mon roman est un hommage aux années Glam du rock et s’inspire librement des textes de David Bowie de 1969 à 1974 (Space Oddity, Moonage Daydream, Lady Stardust… pour ne citer qu’eux) et de son avatar de l’époque Ziggy Stardust. Il s’agit donc d’une nouvelle façon de redécouvrir des chansons bien connus dans un contexte d’écologique anticipatif sombre.

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2169. Guerres, dérèglements climatiques et extinctions animales en série vont bientôt avoir raison d’une Terre qui se meurt, consumée par l’avidité et la négligence de l’Homme. Ultime solution pour sauver une espèce qui disparaît, introduire son génome à celui de l’homme et créer ainsi un animoïde : un être mi-homme mi-animal. Alors que le reste du monde semble déjà tourné vers la colonisation de Mars emmenée par le Major Tom, un groupe éco-terroriste animoïde – les Diamond Dogs – tente de sauver la planète de sa destruction prochaine. Sol Sunburst est un rocker dont les chansons prophétiques et son charisme font rapidement de lui un véritable Messie pour la nouvelle humanité. Il prédit l’apocalypse dans cinq ans. Trop peu pour Angela, la dernière recrue des Diamond Dogs qui s’est jurée de changer ce monde condamné…

Sol Sunburst est disponible uniquement sur Amazon et Kobo, pour un prix tout petit et soutient le WWF. Et si vous demandez si vous devez dépenser vos étrennes dans cet achat, voici une liste de 10 points pour vous convaincre !