Il y a pile-poil un mois, je lançais un concours sur Atomic Girl et Moi pour gagner un exemplaire de l’anthologie dans laquelle elle fut à l’origine publiée. Il est désormais temps de faire un heureux et de dévoiler le gagnant !

Super-héros !

*roulement de tambour et ouverture d’enveloppe*

Evy !

Félicitations ! Comme quoi participer sur Twitter ET Facebook était le bon plan pour doubler ses chances lors du jet de dé polyédrique. Et comme le nombre de participants était pour le moins réduit, les statistiques n’ont pas démenti leur pouvoir. Je prendrai sous peu contact pour avec le winner pour régler les détails adminstrato-postaux.

Hey, Hey, My, My…

C’est avec un sentiment un peu étrange que j’écris cet article. J’avais déjà fait un “clap de fin” pour Teenage Riot, mais ça n’a rien à voir. Je viens de poser le mot FIN depuis plus d’une heure sur ce livre et il m’est difficile d’en sortir. Comme au cinéma, le clap de fin n’est pas synonyme que le film est fini, il reste encore les effets spéciaux, le montage, l’étalonnage, la musique… Pour mes romans, c’est pareil : je n’ai fini que la première version, pleine de fautes d’orthographe, de répétitions, de notes annexes me rappelant de compléter tel ou tel passage par rapport à d’autres passages… J’ai donc encore un nombre non négligeable d’heures qui seront passées à peaufiner au maximum cette première version. Et puis, il y aura des beta-lecteurs qui passeront dessus. Et puis après, j’aurais encore de la ré-écriture…

Je n’ai donc pas réellement fini de bosser sur Lithium Breed, mais je suis face à mon premier jet de 273 pages pour 80.000 mots et à une véritable vague d’émotions !

  • Lithium Breed est un livre que j’ai commencé il y plus de 3 ans et demi pour sa phase maturation, 3 ans pour l’écriture à proprement parlé. 3 ans, c’est long. J’ai eu de très longues coupures, j’ai écrit un autre livre entre temps… Mais pour prendre une analogie, c’est le temps que j’aurais mis à faire une thèse…
  • Lithium Breed a connu plus de 10 versions successives du plan de travail afin d’avoir les justes intentions narratives au bon moment, afin d’avoir une justesse historique sur laquelle on ne pourrait pas me prendre en défaut, afin qu’à la fin, le lecteur ferme le livre et se dise “Putain… Merde…” et reprenne le livre pour comprendre comment tout s’ajuste. Jusqu’au dernier chapitre, ce plan m’aura foutu des bâtons dans les roues me forçant à toujours aller plus loin dans l’. Les voyages dans le temps sont toujours une source de bordel sans nom, avec des facilités (“a big ball of wibbly wobbly… time-y wimey… stuff”, n’est-ce pas ?) que j’ai toujours cherché à contrer.
  • Lithium Breed est assurément le livre le plus abouti, le plus complexe, le plus profond que j’ai jamais écrit. J’ai littéralement mis mes tripes et mes larmes dedans. J’ai pleuré à la fin. Pas de soulagement après avoir écrit le mot FIN, mais bel et bien en écrivant les dernières lignes, face à la destinée de personnages qui m’échappaient. Je suis content d’être allé au bout de ma démarche et d’avoir réussi à finaliser cette histoire qui me tenait vraiment à cœur.
  • Lithium Breed est sans conteste le livre dont je suis le plus fier, et j’espère avoir un jour l’occasion de le faire partager au plus grand nombre ! Il me reste encore beaucoup de travail, mais je vais tout faire pour !

Comme vous le savez, j’écris toujours en musique. Elle m’aura porté tout au long de l’écriture. Je vous laisse avec celle qui m’accompagnait dans les toutes dernières lignes du roman…

Sur ce, je vais essayer de m’en remettre et prendre une petite pause bien méritée ce week-end. Et n’oubliez pas le concours pour gagner l’anthologie Super-Héros avec Atomic Girl et Moi dedans !

Aujourd’hui, cela fait un an que Sol Sunburst est disponible ! Je voulais marquer cet anniversaire d’une façon ou d’une autre. Le plus simple aurait été de faire un bilan de cette année, mais je constate que les auteurs qui font le choix de l’édition indépendante ont des bilans de première année assez déprimants. Alors je me suis dit que j’allais plutôt faire un truc festif, avec un truc à gagner. Les cadeaux, c’est plus thématique d’un anniversaire qu’un bilan !

Après avoir longuement cherché, j’ai retrouvé dans mes affaires une anthologie Super-Héros dans laquelle fut publiée pour la première fois ma nouvelle Atomic Girl et Moi. La version disponible sur Amazon et Kobo est exactement la même que celle présente dans l’anthologie, mais cette dernière a un petit côté collector (et nostalgique). Super-Héros fut publiée par Parchemins & Traverses ; sur cette page vous trouverez un listing complet des nouvelles disponibles ainsi que quelques critiques de l’ouvrage (vous constaterez par ailleurs que ma nouvelle est toujours très positivement citée).

Super-héros !

Donc voilà, pour ce premier concours anniversaire, je mets en jeu l’unique exemplaire de l’anthologie Super-Héros qu’il me reste en rab’.

Comment participer ? Deux façons.

  1. Suivre mon compte Twitter @Oliver_Castle et re-twitter ce tweet.
  2. Aimer ma page Facebook et publiez au moins un article citant ce compte. Le thème de l’article est libre, ça peut être pour partager ce concours, parler de Sol Sunburst, critiquer Atomic Girl et Moi

Il est possible de doubler ses chances en faisant les deux. Le gagnant sera tiré au sort dans 30 jours exactement, le 5 juin, et recevra ensuite l’anthologie par voie postale.

Bonne chance à tous les participants !

Et si vous voulez dignement fêter l’anniversaire de ma première publication, pourquoi ne pas vous la procurer ? :) Ou une autre nouvelle ?

Depuis 1980, le prix Rosny aîné récompense des œuvres de science-fiction (romans et nouvelles) parues en langue française au cours de l’année civile précédente. L’année suivant la sortie de Atomic Girl et Moi, celle-ci était parvenue jusqu’au second tour. Cette année, je peux présenter un roman, Sol Sunburst, et une nouvelle, Dolmen !

solsunburst-lowcopy Dolmen_Cover

Et quand je dis “je”, en fait, j’ai besoin de vous, lecteurs (ou pas, d’ailleurs, il suffit juste d’être bienveillant envers mes projets d’écriture). En effet, les votes pour le Prix Rosny se déroulent en deux tours et le premier est ouvert à tous. Le vote se fait sur la base de deux listes, une pour les romans et une pour les nouvelles. Ces deux listes linkées sont indicatives, ce qui veut dire que vous pouvez voter pour d’autres titres que ceux proposés dans ces listes.

Pour voter, c’est simple ; il suffit d’envoyer un mail au secrétaire du prix, Joseph Altairac, à cette adresse : joseph.altairac@wanadoo.fr ; et dans vos listes, il faut juste placer Sol Sunburst (Oliver Castle) pour les romans et Dolmen (Oliver Castle) pour les nouvelles.

C’est tout !

Ce premier tour est ouvert jusqu’au 1er juillet 2015, vous pouvez donc voter en indiquant deux listes (une pour les romans, une autre pour les nouvelles) de 5 textes maximum chacune, sans ordre de préférence, mais de préférence avec Sol Sunburst et Dolmen dedans.

Je vous remercie d’avance si vous votez pour mes livres et/ou si vous faîtes tourner l’information au maximum. C’est grâce à ce genre d’entreprises qu’un roman tel que Sol Sunburst peut avoir un peu d’exposition et montrer que l’édition via Amazon pour de la science-fiction existe aussi !

Si l’écriture de roman est techniquement ce qui m’occupe le plus en matière d’écriture pour l’instant, il n’est pas rare que je m’essaie à d’autres formats. Il est également de notoriété publique que je cherche à développer mon goût pour l’écriture cinématographique et à professionnaliser le versant “scénariste” que j’affiche sur ma carte de visite. C’est la raison pour laquelle, cette année, j’ai participé au Festival International des Scénariste de Valence.

Ceux qui n’ont pas déjà lu, ou les plus curieux de l’envers du décor, peuvent lire le compte rendu de mon expérience marathonienne sur mon blog perso (Partie 1, Partie 2, Partie 3, Partie 4, Partie 5, Partie 6). Pour les autres, je résume en quelques mots : j’ai participé au marathon d’écriture de court-métrage en 48h. Le fruit de ce marathon est un court-métrage d’animation humoristique intitulé Les Fées de Surprise.

Au terme du festival, ce scénario fut récompensé par un prix et la mention spéciale du Jury Création !

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D’une certaine façon, cette reconnaissance valide à la fois mon travail créatif et ma volonté de percer dans le milieu de l’audiovisuelle (cinéma, télévision) en qualité de scénariste. La route est encore longue, très longue, mais j’avance.

Voici d’ailleurs synopsis complet de ce court-métrage. Ca spoile évidemment toute l’histoire, mais ça reste un court-métrage. Et croyez mes parrains et marraines qui m’ont accompagné pendant l’écriture quand ils disent que le  meilleur dans ce court, c’est la justesse et l’efficacité des dialogues par rapport aux situations incongrues que j’ai développées :

La Princesse Aurore est une jeune femme parfaitement éduquée, maniérée et polie. Pour son seizième anniversaire, son père le Roi convie à un bal les plus hauts dignitaires du royaume, dont le Prince Philippe, le prétendant à la main de la princesse.
Tous les cadeaux destinés à la Princesse sont amassés sur une table en bordure de la piste de danse et, comme le veut la tradition, elle les ouvre un à un face à l’assistance pour remercier les généreux donateurs. La cérémonie se déroule à merveille jusqu’à l’ouverture d’une petite boîte anonyme contenant une simple carte, avec écrit dessus : « Pour ton seizième anniversaire, reçois le Don de Sincérité. M. »
Le comportement de la Princesse va alors radicalement changer. Vulgaire, cash, trash et en pleine révolution sexuelle, son attitude trop sincère est un véritable scandale ruinant toute la soirée et la réputation de la famille royale !
On découvre alors, sur une table légèrement en retrait, trois petites fées : Morgane, une punkette dont le franc-parler rappelle le nouveau comportement de la Princesse ; Flora, une petite grosse très fleur-bleue et Carabosse, plus vieille et sévère. Sous la surveillance de leur instructrice Carabosse, Morgane et Flora sont en train de passer un examen pour le diplôme de fée-marraine et elles ne pensaient pas tomber sur Aurore, une des princesses les plus délicates à gérer pour l’épreuve du Don. Morgane vient d’échouer lamentablement avec sa proposition mal dosée.
La magie de Carabosse permet de recommencer l’épreuve ; Flora propose donc le Don de Prudence. Ce dernier modifie également le comportement de la Princesse dans un nouvel extrême : Aurore se met à prendre les avances du Prince Philippe comme une incitation à la déprave. Une nouvelle fois, la situation dégénère rapidement dans la salle de bal, recalant aussitôt Flora à son examen.
Exaspérée, Carabosse offre à ses deux mauvaises élèves l’opportunité de se rattraper ensemble. Mais la conjugaison des caractères impulsif de Morgane et cul-cul de Flora provoque un désastre encore plus retentissant : un dragon débarque au milieu de la salle de bal tandis que des petits oiseaux chantent joyeusement, gênant les princes présents qui essaient faire leur boulot héroïque pour empêcher le drame.
Le bilan de l’exercice des fées est sans appel : c’est l’apocalypse sur fond de piaillements d’oiseaux dans la salle, tout le monde est carbonisé ou finit sa vie dans un râle d’agonie, la princesse est enlevée… Flora et Morgane sont recalées.
Ces dernières se retrouvent en stage de rattrapage chez Pinocchio où leur talent pour créer des catastrophes ne risque pas de s’exprimer. Flora proposera toutefois d’essayer ce sort de transformation d’un pantin en humain…

Ceux qui seraient intéressés (notamment des producteurs), je peux éventuellement partager le scénario complet (il est déjà déposé à la SACD, donc bon, je suis moins inquiet de le faire tourner mais suffisamment parano pour ne pas le mettre en lecture libre sur le blog…). En attendant, j’essaie déjà de le vendre auprès de personnes que j’ai eu l’occasion de rencontrer lors de ce festival. Qui sait, peut-être que ma princesse trashouille finira par être animée et diffusée en festival…

It wasn’t very planned but against all odds, I’ve decided to translate into English my latest short story: Atomic Girl and Me. The truth is it would have been a shame not to do so. After all, it’s about super-heros and the US market is the place to be if you writing about men and women wearing Lycra pants… So here we are!

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Have you ever read a comic-book? Superman, Batman, Spideman and so on? Many people no longer see the interest in reading them as super-heroes are a reality of our world: you just jave to turn your television on to watch live the latest exploits of Atomic Girl! My editor once told me “ordinary people don’t make good stories”. He would probably change his ming if he knew what my real relationship with her is…

Atomic Girl and Me is now available in English on Amazon and Kobo for 99cts.

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Chose promise, chose due : à compter de ce jour, ma nouvelle Atomic Girl et Moi est disponible !

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Vous avez déjà lu une bande dessinée de super-héros ? Vous savez, Superman et consorts ? Beaucoup de gens ne voient plus l’intérêt d’en lire puisque les super-héros sont une réalité de notre monde : il suffit simplement d’allumer son poste de télévision pour voir en direct les derniers exploits d’Atomic Girl. Mon éditeur m’a dit un jour : « les gens ordinaires ne font pas de bonnes histoires ». Il changerait probablement d’avis s’il savait quelle est ma véritable relation avec Atomic Girl…

Que vous soyez un véritable connaisseur de l’univers du comic-book américain ou un néophyte en super-héros, plongez dans cette romance entre une super-héroïne et un dessinateur humain ! Oh, et rassurez-vous, ça n’a rien à voir avec ce très moyen film qu’est Ma Super Ex

Atomic Girl et moi est désormais disponible sur Amazon et Kobo pour moins d’un euro.

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Mon prochain objectif est de trouver un producteur à qui vendre le script du long-métrage que j’ai écrit à partir de cette nouvelle…

Après moult galères, je peux enfin présenter la version finale, en couleurs, de la couverture d’Atomic Girl et Moi

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Tadam !

Qui dit “couverture finale” dit “parution imminente” ! Atomic Girl et Moi sera disponible – si tout va bien – sur Kobo et Amazon dès lundi prochain pour une somme dérisoire. Comment d’habitude, je partagerai un petit article et un pitch pour l’occasion. A la semaine prochaine !

Dans un précédent article, j’ai annoncé la parution prochaine d’une nouvelle : Atomic Girl et Moi. Dans un souci d’éventuellement rendre mes nouvelles rentables, j’ai décidé de réaliser la couverture moi-même au lieu de faire appel à un illustrateur infiniment plus doué que moi. Croyez-le ou non, mais les sketches de couvertures griffonnés vite furent nettement plus compliqués à mettre en place que le menhir rose fluo de la nouvelle Dolmen

Au final, après quelques tâtonnements, j’ai opté pour la troisième version de mes croquis :

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Vu comme ça, ça avait l’air simple. C’était sans compter sur la perspective et une vue de plongée qui m’ont fait arracher les derniers cheveux qui me restaient. J’ai dû recommencer cinq fois avant d’obtenir un résultat satisfaisant…

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Avant-dernière itération… Toujours pas la bonne… D’ailleurs, c’est moi ou on dirait Emmanuelle Béart ?

Au final, j’ai réussi à combiner trois croquis différents dans un patchwork assez sale (vive Photoshop !) pour finalement arriver à une version qui me plaît dont vous trouverez l’encrage mis au propre ci-dessous. Vous pourrez noter que la version finale récupère par exemple le bras droit et le visage sans la bouche de la version 4)…

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En espérant qu’elle vous plaise… Je dévoile bientôt la couverture finale, en couleur et tout !

Teenage Riot est le roman “jeunesse” (comprendre 15-25 ans) sur lequel j’ai fini d’apporter les dernières modifications. Afin de faire découvrir l’envers du décor du processus d’écriture de cette romance adolescente, je partage mes sources d’inspiration. Ou comment une chanson, une photo, un souvenir, un endroit, etc. permettent aux mots de s’agencer les uns avec les autres pour créer des personnages, une histoire et des émotions…

Avec le dernier article consacré à Cyrille, j’en ai fini avec la présentation des personnages. Enfin presque. D’une part, je n’ai présenté que les personnages qui évoluent dans l’environnement direct du protagoniste au cours des deux premiers chapitres (il y en a bien évidemment plus !). D’autre part, le plaisir de la lecture vient de la découverte. Mais “presque” parce qu’aujourd’hui encore, ce post est à un autre personnage. Un adulte.

Voilà une heureuse opportunité pour s’intéresser à un cas d’école des histoires pour adolescents, notamment au cinéma. En effet, cela risque d’être surprenant mais d’un point de vue français, la vision d’une histoire adolescente diverge franchement de ce que l’on fait outre-atlantique. Aux USA/Japon, la majorité des histoires dont le héros est un adolescent se concentre sur des tensions horizontales, c’est-à-dire entre adolescents. En France, la majorité des histoires dont le héros est un adolescent se concentre sur des tensions verticales, c’est-à-dire avec l’autorité (parentale, scolaire, etc.). Ce qui ne veut pas dire que l’un exclu l’autre, mais si vous regardez où est placé le curseur vertical/horizontal, vous pourrez constater que globalement l’analyse est correcte. Et c’est essentiellement dû à l’environnement culturel : en France, défier l’autorité est quelque chose de finalement assez naturel. Ce n’est pas Pascal le Grand Frère qui dira le contraire… En dehors de toute notion de respect, le Français possède ce côté rebelle insatisfait qui le pousse à toujours tout remettre en question (ce qui explique à la fois la facilité que l’on a à maugréer sur son patron/Président/prof/etc. autant que ce penchant pour les sciences et la philosophie hérité du Siècle des Lumière). Dans d’autres pays, l’impact historique et culturel est moindre et les valeurs se sont forgées sur autre chose, notamment la liberté compétitive aux Etats-Unis ou le respect des anciens en Asie.

Bref, tout ça pour dire qu’en tant que Français, ma première idée aurait dû être de mettre mes adolescents dans des situations conflictuelles avec leurs autorités respectives, comme les parents ou les profs. Sauf que cela ne m’intéressait pas. Et puis, très honnêtement, je ne suis pas sûr que cela intéresse plus que ça le lecteur adolescent. Teenage Riot est donc essentiellement une histoire de tensions horizontales entre lycéens.

L’adulte n’est pas considéré comme une source d’obstacles mais comme une source d’évolutions (même si effectivement, du point de vue adolescent, il ne lui facilite pas vraiment la vie…). Et parmi mes adultes, le plus important pour catapulter l’histoire est le proviseur de l’établissement. L’autorité suprême que 99.9% des lycéens ne rencontrent jamais durant toute leur scolarité. Au lycée, je n’ai rencontré le mien que durant un entretien avant la Seconde, pour je ne sais plus quelle raison… Ma mère voulait sûrement s’assurer que je ne finirais dans un lycée de hippies ou un truc du genre.

Le proviseur en question était pour le moins sans intérêt, sa seule caractéristique physique attrayante étant un embonpoint forcé et une des ces mèches ridicules rabattues sur le front pour faire croire que la calvitie n’a pas encore gagné la guerre. J’ai toutefois récupéré certains éléments de son bureau trop petit.

La direction de mon établissement est revenu à une quadragénaire élancée, très BCBG élégante et surtout très Judge “La Loi, c’est Moi” Dredd. La fierté de son établissement passe avant toute chose, ce qui lui donne un côté très froid et calculateur. Ajoutons des vêtements stricts et une tendance catho-facho afin de pousser un tout petit plus le personnage vers le cliché de la “control-freak”. En terme japonais, ce serait clairement une tsundere.

Ma référence pour elle était Susan Sullivan (Dharma & Greg) :

Pour ses vêtements, je voulais quelque chose d’à la fois classe mais aussi un peu sexy de manière à souligner ses courbes et un potentiel sexuel assumé (chose que ne manquera pas de remarquer Louis). Dans sa première version, elle portait des Louboutins pour ajouter une touche classe excentrique à sa tenue stricte. Une beta-lectrice m’a fait remarquer qu’un salaire de proviseur limitait sérieusement ce genre d’excentricité…

Donc imaginez ça…

Avec ce genre de jupes (2-3cm plus longue)…

Et ce genre de chaussures…

Comme quoi des fois, écrivain, c’est aussi un peu Dessinons la Mode