Teenage Riot est le roman “jeunesse” (comprendre 15-25 ans) sur lequel j’apporte les dernières modifications. Afin de faire découvrir l’envers du décor du processus d’écriture de cette romance adolescente, je partage mes sources d’inspiration. Ou comment une chanson, une photo, un souvenir, un endroit, etc. permettent aux mots de s’agencer les uns avec les autres pour créer des personnages, une histoire et des émotions…

Bon, c’est bien beau d’avoir de quoi remplir ses pages blanches d’idées ainsi que le décor de son histoire, mais ça ne permet pas de structurer le bordel qu’on peut avoir dans sa tête. Ecrire une histoire, quel qu’en soit le support (scénario de film, roman, BD, jeux de rôle…), c’est avant tout une histoire de méthode ! Jusqu’à présent, je n’ai jamais eu de méthode attitrée et j’essaie différentes choses suivants les projets. Sol Sunburst avait une fabrication très musicale, Lithium Breed se construit autour de dates historiques… Pour Teenage Riot, je faisais face à un nouveau problème : la construction à trous.

A l’origine, Teenage Riot était un script de film. J’ai donc commencé par une structure très classique en 3 actes avec les variations de tons et de rythmes inhérents à cette forme. Ensuite, j’ai dû incorporer dans cette structure des moments-clés que j’avais déjà en tête : le bal de fin d’année, les divers rejets amoureux, les quiproquos et j’en passe. Ou comment appliquer la théorie à la pratique. J’ai donc essayé une nouvelle méthode pour moi (mais une méthode qui a fait largement ses preuves outre-atlantique) : le post-it !

L’avantage de cette méthode est d’être très flexible, on peut bouger comme on veut les événements afin de les mettre en concordances les uns avec les autres. Ce qui permet de gérer au mieux l’afflux d’informations pour le spectateur (ou lecteur) et de pouvoir jouer avec ses émotions très facilement. Exemple : je viens de mettre une scène de rupture ici, alors je décale cette scène plus légère prévue plus loin pour la mettre juste après. De plus, en un seul coup d’oeil, si vous avez une vue globale de la densité des intrigues et vous finissez par les gérer comme un “espace” afin de doser au mieux leur déroulement.

Au final, mon plan de travail prenait un mur complet de mon salon.

TeenageRiotInspirations01

 

4 couleurs de post-it, 4 intrigues à mettre en place

L’inconvénient de cette méthode est qu’elle prend beaucoup de place et qu’elle n’est pas forcément très esthétique. Elle coûte aussi chère en post-it. Le logiciel Scrivener permet de faire la même chose mais je préfère largement me la jouer vintage. Il est même fort possible que je réutilise la même méthode pour la suite de Teenage Riot.

J’en profite pour relayer une vieille interview que j’avais fait pour l’excellent site scenario-buzz et qui détaille un peu plus mes méthodes de travail.

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