Teenage Riot est le roman “jeunesse” (comprendre 15-25 ans) sur lequel j’apporte les dernières modifications. Afin de faire découvrir l’envers du décor du processus d’écriture de cette romance adolescente, je partage mes sources d’inspiration. Ou comment une chanson, une photo, un souvenir, un endroit, etc. permettent aux mots de s’agencer les uns avec les autres pour créer des personnages, une histoire et des émotions…

La dernière fois, j’ai – certes succinctement – présenté comment j’ai mis en place les différentes trames dans une structure classique dite en 3 actes. Une fois ceci fait, il fallut s’intéresser aux personnages qui vivent les histoires. Dans le meilleur des cas, j’ai déjà un nom associé à un personnage. Je dois avouer que, pour Teenage Riot, je ne me suis pas creusé des masses la tête. L’histoire étant réaliste dans un décor réaliste avec des personnages réalistes, je me suis contenté de fouiller ma mémoire pour trouver des prénoms que j’avais rencontrés dans ma vie ou ma scolarité, prenant toutefois soin de ne pas associer un prénom d’une personne que j’ai connue trop proche d’un personnage que j’ai décrit.

Pour l’un des personnages ceci dit, un qui ne correspondait à aucune référence lycéenne, j’ai dû poussé le processus créatif un peu plus loin. J’avais déjà une bonne idée de sa psychologie, il me manquait un prénom pour y faire référence dans mes notes (c’est toujours plus pratique que A, B ou C…). Comme je suis un peu monomaniaque de la création par la musique, j’ai cherché dans mes références musicales une chanson qui correspondrait à l’idée que je me faisait du personnage. Ce personnage était, à l’époque, associée à la seule scène que j’avais d’à peu prêt définie : le bal de fin d’année. J’étais donc en train de chercher une liste de chansons qui pourraient être jouées à cette occasion et le hasard de la programmation a balancé ce morceau :

Et c’est ainsi qu’est née Morgane. Etrangement, Renaud a aussi influencé un autre personnage : Alexandre le blouson noir. Mais gardons cette anecdote pour plus tard et finissons Morgane.

La description physique de Morgane n’intervient qu’assez tard dans le processus d’écriture, une fois que je suis plongé au coeur des chapitres en suivant mon plan établi quelques semaines plus tôt. Et à vrai dire, je ne me suis jamais posé la question de savoir à quoi elle ressemblait avant sa première apparition factuelle dans Scrivener. Quitte à se faire d’abord plaisir, j’imagine toujours mes personnages féminins avec un physique qui me plait à moi. Le hasard faisant encore une fois bien les choses, alors que je réfléchissais à son visage, c’est Blondie qui a débarqué dans iTunes.

Après quelques heures de réflexion, je me suis décidé pour une Morgane qui serait une Deborah Harry post-punk des années 90. Ca tombe bien,  j’ai plein d’images de Debbie Harry dans mes archives.

Comments
  1. […] au cours des derniers mois, la meilleure amie Elké et un “love interest” potentiel Morgane (même si techniquement, Elké est aussi un love interest potentiel…). Penchons […]

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