Teenage Riot est le roman “jeunesse” (comprendre 15-25 ans) sur lequel j’apporte les dernières modifications. Afin de faire découvrir l’envers du décor du processus d’écriture de cette romance adolescente, je partage mes sources d’inspiration. Ou comment une chanson, une photo, un souvenir, un endroit, etc. permettent aux mots de s’agencer les uns avec les autres pour créer des personnages, une histoire et des émotions…

Lors du dernier article consacré à Teenage Riot et à sa création, je me suis focalisé sur la construction du personnage de Morgane (notamment sur son caractère parfois totalement fortuit). Aujourd’hui, je vais m’intéresser au genre “pour adolescent”. J’ai déjà fait mention que je ne suis pas un grand lecteur de roman jeunesse, je tire mes influences surtout des mangas et surtout du cinéma. Il faut savoir que si à l’heure actuelle les films markétés pour ados pullulent, cela n’a pas toujours été le cas (et ils pullulent surtout de part leur adaptation de livres). Si le genre “teen movie” existe depuis longtemps, il n’a réellement pris son essor que sous l’impulsion d’un certain George Lucas avec Americain Graffiti (1973). S’en suivra de nouveau classique tel que Happy Days ou encore Grease dans cette même décennie.

Grease : Photo John Travolta, Randal Kleiser

La vie d’un jeune dans Grease… Les années 70 étaient bien différentes…

Mais il faut encore faire un distinguo : les films pour adolescents et sur l’adolescence. Et force est de constater que si la première catégorie a toujours été bien fournie depuis les années 70 (Rock ‘n’ Roll High School, Fame, Risky Business, Wargame, Karate Kid, National Lampoon’s, Porky’s et j’en passe), les films traitant des misères inhérents à la véritable vie des adolescents n’étaient guère légion ni toujours très bien traités (je veux dire, j’adore Grease hein, mais Zuko et sa bande tombe bien dans le cliché du blouson noir tandis que tout le monde se met à chanter dans la cour…). Pour avoir des vrais films sur l’adolescence, il faut attendre l’arrivée du scénariste-réalisateur John Hughes et Sixteen Candles. S’en suivra alors une tripotée de films centrés sur l’adolescent et ses problèmes, dont la pierre angulaire qu’est Breakfast Club.

Breakfast Club : Affiche

Si vous ne deviez en voir qu’un, c’est celui là !

Les films de Hughes sont trop nombreux pour être tous cités, mais parce qu’ils s’intéressent avant tout au quotidien et aux interrogations primaires d’un ado (les amours, le passage à l’adulte, l’amitié, les classes sociales du lycée, le rôle du meilleur ami, etc.), tous m’ont plus ou moins servi pour construire Teenage Riot.

Les scénarios de John Hughes sont donc de loin ce qui a inspiré le plus l’écriture de Teenage Riot. Je me suis même permis de le citer et de faire un hommage en reprenant directement (i.e. littéralement) la fin de Pretty in Pink pour appuyer une situation du livre. Si vous n’avez pas vu le film, je vous le recommande (en dépit de cette fin remontée à vomir). Sinon, séance nostalgie !

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