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Qu’il est dur de faire de l’introspection après un essai raté, trouver les bonnes réponses aux bonnes questions, le tout avec suffisamment d’honnêteté dans sa démarche… Depuis que j’ai réalisé que Teenage Riot ne se financerait pas sur Ulule, deux choses ont accaparé mon esprit :

  1. Pourquoi n’ai je pas réussi à financer Teenage Riot ? Mon post-mortem à ce sujet est déjà en ligne
  2. Et surtout, je fais quoi après ?

Parce que les conséquences d’un tel échec sont nombreuses et force la remise en question. Certes on pourra invoquer la sacro-sainte J.K. Rowling avec ses nombreux échecs avant de finir millionnaire avec son petit sorcier, mais à partir d’un moment il faut se poser et analyser la situation avec recul.

La question immédiate avec Teenage Riot, c’est de savoir ce que j’en fais. Le financement participatif était un moyen d’aller chercher directement le public concerné, de faire un DIY (Do It Yourself, “fais-le toi-même”) complet sur la publication d’un livre papier. J’avais proposé ce livre à des éditeurs jeunesse classiques, bien évidemment. Il a essuyé son quota de refus, ne collant visiblement dans aucune ligne éditoriale. L’un des rares retours constructifs que j’ai pu recevoir était :

“votre manuscrit présente des qualités précieuses : une justesse dans les scènes entre les adolescents, des dialogues réalistes qui fonctionnent vraiment bien. Mais nous sommes en recherche de fictions plus intenses, de récits plus explosifs”

Je m’étais donc dit que j’avais tout de même écrit un livre intéressant et le reflet d’une réalité adolescente “normale”. Suffisamment pour intéresser des gens. Mais si un manuscrit n’arrive pas convaincre des éditeurs dont c’est le métier de trouver de bons livres, comment convaincre des lecteurs exigeants seul ? Aussi, n’était-ce pas là un signe qu’il faille laisser tomber ce livre (modulo le fameux facteur J.K. Rowling) ?

Donc, pour être honnête, je ne sais pas ce que je vais faire de Teenage Riot Il ne trouve pas sa place dans des lignes éditoriales classiques, il n’arrive pas à se financer, je n’ai pas les moyens de l’imprimer seul et ma position d’expatrié en Norvège rend sa promotion en festivals ou librairies pour le moins compliquée… Reste la dernière option, une que j’ai déjà explorée, le livre numérique.

Faisons donc un point sur Sol Sunburst (4.99€), Dolmen (0.99€), Atomic Girl et Moi (0.99€), Le Tabouret (gratuit) et La Zone (gratuit). Tous sont disponibles sur Kobo et Amazon. Pour être brutalement honnête, en 3 ans, j’ai écoulé en tout et pour tout (et officiellement, s’il y a des copies pirates qui circulent, je ne suis pas au courant) :

  • Sol Sunburst – 42 exemplaires
  • Dolmen – 50 exemplaires
  • Atomic Girl et Moi – 4 exemplaires
  • Le Tabouret – 2985 exemplaires
  • La Zone – 2242 exemplaires

Sur un plan purement financier, je perds de l’argent rien qu’en comptant le nom de domaine de ce site à payer chaque année. Tout ce qui est payant est un flop retentissant ! A ma décharge, j’ai assez peu communiqué depuis la sortie de mes livres… Après, on pourrait se réjouir du fait que Le Tabouret et La Zone sont techniquement des “best-sellers”. Ironique, n’est-ce pas ?

En suivant le même schéma de vente, Teenage Riot en livre numérique reviendrait probablement à un flop similaire. A moins de le proposer gratuitement, évidemment.

Au final, à l’échec récent du financement participatif, s’ajoutent les échecs latents des livres ou nouvelles que j’ai proposés contre pièces sonnantes et trébuchantes. En d’autres termes, le porte-monnaie en prend un coup, de même que l’ego.

Et finalement, le fond du problème est là. Pas seulement mon problème, mais le problème de tous ceux qui écrivent et en vivent ou veulent en vivre. Un auteur est aujourd’hui “drivé” par :

  1. L’argent
  2. Son ego

Moi, comme les autres.

L’argent, on court après parce que ça fait vivre, tout simplement. Et en tant qu’écrivain à 100%, cette question de l’argent est au centre de votre vie, avec derrière le spectre de la productivité pour fournir suffisamment, suffisamment rapidement pour continuer à recevoir de l’argent. Le plaisir s’en voit obligatoirement affecté, à moins d’accepter de produire pour produire (c’est le cas des scénaristes qui travaillent sur commande, non sur leurs projets personnels)(voir aussi une partie de cet article intéressant, sur la production de commande automatique). La spirale est infernale, et même dans d’autres médias (notamment certains youtubeurs avec un certain succès).

Le “problème” de l’argent, c’est aussi qu’il dichotomise aussi la production littéraire. Il y a le livre que vous achetez en librairie et le livre que vous récupérez gratuitement : que ce soit de la fan-fiction ou des gens qui proposent leurs écrits gratuitement, par exemple sur WattPad. Dans l’esprit des gens, le livre édité est de qualité, l’autre non (ce qui englobe aussi les livres auto-édités). J’en profite pour citer une anecdote qui m’est arrivée lors de mon passage au Festival des Scénaristes de Valence alors que je discutais de Sol Sunburst avec un producteur cinéma :

Votre personnage est intéressant, typé, pas commun. Votre univers aussi. Maintenant, dommage que ce ne soit pas édité chez Grasset ou un autre éditeur…

Sous entendu, chez un éditeur classique, j’aurais eu le poids nécessaire pour appuyer l’adaptation de mon livre en long-métrage… Ou tout du moins, commencer les négociations avec un minimum de sérieux.

En ce qui concerne l’ego, il est gonflé par les chiffres de ventes. Pas le chèque, mais bien le chiffre : combien de personnes ont lu mon livre ? Suis-je (re-)connu ? Et là, tout ceux qui écrivent cherche le chiffre maximum. Tous. Essentiellement parce que votre qualité d’écrivain se juge au nombre de personnes qui vous lisent (et accessoirement, disent du bien de vous). Ne mentez pas. On est dans une société qui valorise l’obsession de la notoriété : combien de vues sur youtube/snapshat/mon blog ? Combien de likes ? Combien ? Combien ? On finit par s’apprécier à la mesure dont les autres nous apprécient…

Moi, comme les autres.

En d’autres termes, ça m’ennuie de 1. ne pas gagner de l’argent avec mes livres et de 2. ne pas être lu tout court.

Bien sûr, comme tout auteur avec un tas de manuscrits dans un tiroir, je rêve d’en avoir un accepté par une grande maison d’édition : je toucherais de l’argent (pas autant qu’Emmanuel Macron pour son livre “Révolutions” – sans commentaire) et j’aurais un minimum d’exposition pour les histoires que j’ai envie de partager.

Après, à l’exception de ces derniers mois de chômage technique, j’ai un travail de Game et Narrative Designer que j’aime et qui m’éloigne des considérations purement pécuniaires. J’ai l’occasion de raconter des histoires grâce à se métier, pas spécialement les miennes et avec un maximum de contraintes plus ou moins moisies, mais c’est le jeu de tous les scénaristes comme je disais plus haut.

Mais pour Teenage Riot, j’étais dans la peau de l’auteur sans emploi dont le salaire dépend de la réussite de sa campagne. J’étais donc dans le stress et l’angoisse de ne pas voir mon pourcentage monter, parce que même si je ne me serais dégagé qu’une marge mineure, c’était de l’argent pour tenir un demi-mois de plus en attendant que mon entreprise actuelle décroche un nouveau contrat pour me verser à nouveau un salaire. Et c’est pas sain comme situation, celle d’être dans l’angoisse de savoir comment vont se passer les prochaines semaines sur la base de vos seuls écrits.

Vivre à temps plein de l’écriture est utopique. Elle le sera pour 99.9% de tous ceux qui ont un jour fini un roman. J.K. Rowling, Marc Levy et compagnie, c’est une exception heureuse. Et rappelez-vous que la majeure partie de leurs revenus provient de leur vente à l’étranger et de leurs droits d’auteurs sur les adaptations de films !

Bref, tout ça pour dire que j’ai fait la paix avec moi-même sur mon ambition de vivre 100% de l’écriture. Ca n’arrivera pas. Ou alors, je serais vieux, j’aurais connu un vrai best-seller, une adaptation à Hollywood…

Mais ça ne répond pas à mes doutes existentiels bien présents : et maintenant, je fais quoi ? Et je fais comment ?

Au final, cela revient à se poser deux questions :

  • Pourquoi j’écris ?
  • Pour qui j’écris ?

Si j’écris pour être édité chez un éditeur classique, j’écris à vide. Les romans s’empilent à mesure que s’empilent les refus et ils ne sont jamais lus sinon par un comité de lecture. Certes, certains manuscrits ne méritent probablement pas d’être lus.

Certains de mes manuscrits, comme Teenage Riot, n’ont pas d’autres prétentions que celle de divertir. Et, ça ne les rend pas mauvais pour autant, juste pas à la hauteur d’une prise de risque financière comparée à la traduction d’un best-seller américain par exemple.

Il convient de mentionner qu’il est extrêmement épuisant d’accumuler et de retravailler des manuscrits. A partir d’un moment, vous avez juste envie d’être lu, même juste bêta-lu pour avoir un retour autre que l’impersonnelle lettre-type de refus.

Si j’écris pour être lu sans me soucier de l’argent, je pourrais tout aussi bien proposer mes romans gratuitement. Cela m’expose à tous les préjugés. “Le mec est auto-édité et il le fait gratuitement. Ca doit être bien nul ce qu’il fait !” Cela ne revient-il pas aussi à un suicide de sa carrière d’écrivain et de son envie de se voir un jour édité en papier par Bragelonne et consorts ?

Proposer ces livres gratuitement me pose également un cas de conscience : un artiste (dessinateur, scénariste, etc.) est vraiment payé une misère quand on l’embauche. La loi de la concurrence et les employeurs peu scrupuleux cassent les prix tout le temps à base de “à prendre ou à laisser” et peu peuvent se permettre de laisser, car 200 ou 500 euros, ça peut aider à finir le mois. Du coup, proposer son travail gratuitement n’est-il pas nuire à la cause d’artistes qui se battent pour avoir des acquis sociaux respectables ?

Pourtant, les faits sont là : sur deux nouvelles d’approximativement même longueur, sur des thèmes similaires (romance, science-fiction), celles à 0.99€ se vend à 4 exemplaires (ou bien, elles s’achètent, se lisent et se remboursent dans la minute), celles gratuites se téléchargent à presque 3000 !

 

Il apparait clair que je n’ai pas les clés ni le bagou pour harceler les gens dans des campagnes marketing de proximité pour essayer de présenter mes livres numériques (et puis les auteurs auto-édités se heurtent à tous les barrières possibles pour se faire connaître : “je ne lis pas d’auto-édités” “je ne lis que sur papier” etc.).

Le moyen le plus pratique pour se faire lire immédiatement reste le gratuit. Et comme je disais, j’ai du mal avec cette idée pour le moment. Ma démarche serait “politique”, pourquoi pas. Si je le faisais aujourd’hui, ce serait pour les mauvaises raisons, dont valoriser l’ego à coups d’étoiles sur Amazon.

Bloqué dans ma réflexion de la même façon que ma campagne Ulule était bloquée à 22%, j’ai donc décidé d’arrêter de tergiverser et d’aller de l’avant. J’ai donc commencé l’écriture d’un nouveau roman, pour “late teens”. Il finira donc dans un autre tiroir après une nouvelle salve de refus. Mais c’est pas comme si j’avais beaucoup de choix, après tout.

Comme tout le monde, j’ai appris la nouvelle ce matin, via les réseaux sociaux. Comme des millions de fans à travers le monde, j’étais allé chercher le vinyl du 26ème album d’un de mes artistes favoris, le jour de sa sortie. Blackstar. Alors ce nouvel album et sa discrétion depuis une dizaine d’années rendent sa disparition d’autant plus brutale.

David Bowie est retourné dans des étoiles…

D’ordinaire, je ne réagis pas au départ des stars. J’estime que la plupart ont une vie normale et sont, comme tout le monde, fauchés par la mort de façon injuste. Je ne les connais pas vraiment, n’ayant d’eux que l’image qu’ils ont bien voulu à travers le prisme de leur art, quel qu’il soit. Leur disparition ne m’affecte, au plus, que par ce que je n’aurais plus jamais d’eux, mais il ne s’agit pas de ma famille, ni d’un de mes amis…

Pour David Bowie, le cas est légèrement différent. Bien sûr, je ne le connaissais pas personnellement ; mais j’ai tout de même passé presque 3 ans en sa compagnie, alors que j’écrivais mon roman Sol Sunburst. Livres, articles, photos, chansons, musique… Pendant 3 ans, il m’a accompagné tous les jours dans la création du personnage de Sol Sunburst, dans la description d’un Londres pas si éloigné de nous et dans la fabrication des aventures d’Angela. Cinq ans de sa vie, de 1969 à 1974, et plus de 15 chansons mythiques ont forgé ce roman. Sans David Bowie et son Ziggy Stardust, il n’y aurait pas de Sol Sunburst…

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Alors, même si cela sonne ridicule, d’infinis remerciements me semblent appropriés en ce jour…

David Bowie a littéralement été une source d’inspiration et nulle doute qu’il le sera encore jusqu’à la fin de ma propre vie, d’une façon ou d’une autre. C’est avec une grande tristesse que j’ai appris son départ, après une longue bataille contre le cancer… Mes pensées vont vers sa famille et vers tout ceux qui, comme moi, ont un jour été touchés par sa musique…

L’artiste protéiforme laisse derrière lui une discographie plus riche que n’importe quel autre musicien ne pourrait jamais créer, mais également des films, des peintures… On se consolera un peu en se disant qu’aucun cancer ne pourra nous enlever ce qu’il nous laisse…

Choisir une chanson parmi toutes celles qu’il laisse fut délicat. Beaucoup vont partager, à raison, ses plus grands tubes. Pour ma part, j’ai choisi The Width of a Circle… Elle accompagne le chapitre 10 de Sol Sunburst et les pas du prêcheur de rue, qui est une autre incarnation de Bowie dans mon livre… A l’écoute de Blackstar et de ses thèmes religieux, en un sens, j’avais raison d’aussi l’imaginer aussi ainsi…

Hey, Hey, My, My…

C’est avec un sentiment un peu étrange que j’écris cet article. J’avais déjà fait un “clap de fin” pour Teenage Riot, mais ça n’a rien à voir. Je viens de poser le mot FIN depuis plus d’une heure sur ce livre et il m’est difficile d’en sortir. Comme au cinéma, le clap de fin n’est pas synonyme que le film est fini, il reste encore les effets spéciaux, le montage, l’étalonnage, la musique… Pour mes romans, c’est pareil : je n’ai fini que la première version, pleine de fautes d’orthographe, de répétitions, de notes annexes me rappelant de compléter tel ou tel passage par rapport à d’autres passages… J’ai donc encore un nombre non négligeable d’heures qui seront passées à peaufiner au maximum cette première version. Et puis, il y aura des beta-lecteurs qui passeront dessus. Et puis après, j’aurais encore de la ré-écriture…

Je n’ai donc pas réellement fini de bosser sur Lithium Breed, mais je suis face à mon premier jet de 273 pages pour 80.000 mots et à une véritable vague d’émotions !

  • Lithium Breed est un livre que j’ai commencé il y plus de 3 ans et demi pour sa phase maturation, 3 ans pour l’écriture à proprement parlé. 3 ans, c’est long. J’ai eu de très longues coupures, j’ai écrit un autre livre entre temps… Mais pour prendre une analogie, c’est le temps que j’aurais mis à faire une thèse…
  • Lithium Breed a connu plus de 10 versions successives du plan de travail afin d’avoir les justes intentions narratives au bon moment, afin d’avoir une justesse historique sur laquelle on ne pourrait pas me prendre en défaut, afin qu’à la fin, le lecteur ferme le livre et se dise “Putain… Merde…” et reprenne le livre pour comprendre comment tout s’ajuste. Jusqu’au dernier chapitre, ce plan m’aura foutu des bâtons dans les roues me forçant à toujours aller plus loin dans l’. Les voyages dans le temps sont toujours une source de bordel sans nom, avec des facilités (“a big ball of wibbly wobbly… time-y wimey… stuff”, n’est-ce pas ?) que j’ai toujours cherché à contrer.
  • Lithium Breed est assurément le livre le plus abouti, le plus complexe, le plus profond que j’ai jamais écrit. J’ai littéralement mis mes tripes et mes larmes dedans. J’ai pleuré à la fin. Pas de soulagement après avoir écrit le mot FIN, mais bel et bien en écrivant les dernières lignes, face à la destinée de personnages qui m’échappaient. Je suis content d’être allé au bout de ma démarche et d’avoir réussi à finaliser cette histoire qui me tenait vraiment à cœur.
  • Lithium Breed est sans conteste le livre dont je suis le plus fier, et j’espère avoir un jour l’occasion de le faire partager au plus grand nombre ! Il me reste encore beaucoup de travail, mais je vais tout faire pour !

Comme vous le savez, j’écris toujours en musique. Elle m’aura porté tout au long de l’écriture. Je vous laisse avec celle qui m’accompagnait dans les toutes dernières lignes du roman…

Sur ce, je vais essayer de m’en remettre et prendre une petite pause bien méritée ce week-end. Et n’oubliez pas le concours pour gagner l’anthologie Super-Héros avec Atomic Girl et Moi dedans !

Depuis 1980, le prix Rosny aîné récompense des œuvres de science-fiction (romans et nouvelles) parues en langue française au cours de l’année civile précédente. L’année suivant la sortie de Atomic Girl et Moi, celle-ci était parvenue jusqu’au second tour. Cette année, je peux présenter un roman, Sol Sunburst, et une nouvelle, Dolmen !

solsunburst-lowcopy Dolmen_Cover

Et quand je dis “je”, en fait, j’ai besoin de vous, lecteurs (ou pas, d’ailleurs, il suffit juste d’être bienveillant envers mes projets d’écriture). En effet, les votes pour le Prix Rosny se déroulent en deux tours et le premier est ouvert à tous. Le vote se fait sur la base de deux listes, une pour les romans et une pour les nouvelles. Ces deux listes linkées sont indicatives, ce qui veut dire que vous pouvez voter pour d’autres titres que ceux proposés dans ces listes.

Pour voter, c’est simple ; il suffit d’envoyer un mail au secrétaire du prix, Joseph Altairac, à cette adresse : joseph.altairac@wanadoo.fr ; et dans vos listes, il faut juste placer Sol Sunburst (Oliver Castle) pour les romans et Dolmen (Oliver Castle) pour les nouvelles.

C’est tout !

Ce premier tour est ouvert jusqu’au 1er juillet 2015, vous pouvez donc voter en indiquant deux listes (une pour les romans, une autre pour les nouvelles) de 5 textes maximum chacune, sans ordre de préférence, mais de préférence avec Sol Sunburst et Dolmen dedans.

Je vous remercie d’avance si vous votez pour mes livres et/ou si vous faîtes tourner l’information au maximum. C’est grâce à ce genre d’entreprises qu’un roman tel que Sol Sunburst peut avoir un peu d’exposition et montrer que l’édition via Amazon pour de la science-fiction existe aussi !

Si l’écriture de roman est techniquement ce qui m’occupe le plus en matière d’écriture pour l’instant, il n’est pas rare que je m’essaie à d’autres formats. Il est également de notoriété publique que je cherche à développer mon goût pour l’écriture cinématographique et à professionnaliser le versant “scénariste” que j’affiche sur ma carte de visite. C’est la raison pour laquelle, cette année, j’ai participé au Festival International des Scénariste de Valence.

Ceux qui n’ont pas déjà lu, ou les plus curieux de l’envers du décor, peuvent lire le compte rendu de mon expérience marathonienne sur mon blog perso (Partie 1, Partie 2, Partie 3, Partie 4, Partie 5, Partie 6). Pour les autres, je résume en quelques mots : j’ai participé au marathon d’écriture de court-métrage en 48h. Le fruit de ce marathon est un court-métrage d’animation humoristique intitulé Les Fées de Surprise.

Au terme du festival, ce scénario fut récompensé par un prix et la mention spéciale du Jury Création !

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D’une certaine façon, cette reconnaissance valide à la fois mon travail créatif et ma volonté de percer dans le milieu de l’audiovisuelle (cinéma, télévision) en qualité de scénariste. La route est encore longue, très longue, mais j’avance.

Voici d’ailleurs synopsis complet de ce court-métrage. Ca spoile évidemment toute l’histoire, mais ça reste un court-métrage. Et croyez mes parrains et marraines qui m’ont accompagné pendant l’écriture quand ils disent que le  meilleur dans ce court, c’est la justesse et l’efficacité des dialogues par rapport aux situations incongrues que j’ai développées :

La Princesse Aurore est une jeune femme parfaitement éduquée, maniérée et polie. Pour son seizième anniversaire, son père le Roi convie à un bal les plus hauts dignitaires du royaume, dont le Prince Philippe, le prétendant à la main de la princesse.
Tous les cadeaux destinés à la Princesse sont amassés sur une table en bordure de la piste de danse et, comme le veut la tradition, elle les ouvre un à un face à l’assistance pour remercier les généreux donateurs. La cérémonie se déroule à merveille jusqu’à l’ouverture d’une petite boîte anonyme contenant une simple carte, avec écrit dessus : « Pour ton seizième anniversaire, reçois le Don de Sincérité. M. »
Le comportement de la Princesse va alors radicalement changer. Vulgaire, cash, trash et en pleine révolution sexuelle, son attitude trop sincère est un véritable scandale ruinant toute la soirée et la réputation de la famille royale !
On découvre alors, sur une table légèrement en retrait, trois petites fées : Morgane, une punkette dont le franc-parler rappelle le nouveau comportement de la Princesse ; Flora, une petite grosse très fleur-bleue et Carabosse, plus vieille et sévère. Sous la surveillance de leur instructrice Carabosse, Morgane et Flora sont en train de passer un examen pour le diplôme de fée-marraine et elles ne pensaient pas tomber sur Aurore, une des princesses les plus délicates à gérer pour l’épreuve du Don. Morgane vient d’échouer lamentablement avec sa proposition mal dosée.
La magie de Carabosse permet de recommencer l’épreuve ; Flora propose donc le Don de Prudence. Ce dernier modifie également le comportement de la Princesse dans un nouvel extrême : Aurore se met à prendre les avances du Prince Philippe comme une incitation à la déprave. Une nouvelle fois, la situation dégénère rapidement dans la salle de bal, recalant aussitôt Flora à son examen.
Exaspérée, Carabosse offre à ses deux mauvaises élèves l’opportunité de se rattraper ensemble. Mais la conjugaison des caractères impulsif de Morgane et cul-cul de Flora provoque un désastre encore plus retentissant : un dragon débarque au milieu de la salle de bal tandis que des petits oiseaux chantent joyeusement, gênant les princes présents qui essaient faire leur boulot héroïque pour empêcher le drame.
Le bilan de l’exercice des fées est sans appel : c’est l’apocalypse sur fond de piaillements d’oiseaux dans la salle, tout le monde est carbonisé ou finit sa vie dans un râle d’agonie, la princesse est enlevée… Flora et Morgane sont recalées.
Ces dernières se retrouvent en stage de rattrapage chez Pinocchio où leur talent pour créer des catastrophes ne risque pas de s’exprimer. Flora proposera toutefois d’essayer ce sort de transformation d’un pantin en humain…

Ceux qui seraient intéressés (notamment des producteurs), je peux éventuellement partager le scénario complet (il est déjà déposé à la SACD, donc bon, je suis moins inquiet de le faire tourner mais suffisamment parano pour ne pas le mettre en lecture libre sur le blog…). En attendant, j’essaie déjà de le vendre auprès de personnes que j’ai eu l’occasion de rencontrer lors de ce festival. Qui sait, peut-être que ma princesse trashouille finira par être animée et diffusée en festival…