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Sol Sunburst vient de se recevoir sa première critique sur Babelio ! 4 étoiles !

Si vous n’aimez pas les fins d’histoires à interpréter, passez votre chemin!
Pour les autres, voici un roman à l’écriture soignée, intelligente. L’auteur nous mène dans un monde, à peine lointain, où la planète se vide de sa diversité biologique. Que faire face à ce déclin de la vie?
L’idée, très humaine, de sauver ce qu’on peut par des manipulations génétiques et de préparer le grand voyage vers Mars semble une évidence.
Cependant, au fil des chapitres, une autre option inattendue va se faire jour, à l’insu de tous.
C’est également une réflexion cynique sur l’engagement, sommes nous libres quand nous choisissons de défendre activement nos idées? Ou sommes nous encore plus manipulés car situés à une place stratégique et influente du fait de notre engagement?

Merci à Moulinaie (Guillaume de son prénom, d’ailleurs) d’avoir lu mon roman et pris le temps d’en faire le commentaire ! Il avait également posté une critique pour Le Tabouret, toujours sur Babelio.

Après la troisième guerre mondiale, le monde fut laissé consumé et les pays divisés. La faune et la flore retrouvèrent des terres dévastées et inhospitalières et les espèces survivantes ne pouvaient plus survivre dans l’environnement qu’elles connaissaient. Pour prendre une analogie avec notre monde actuel, c’est comme si l’ours polaire n’avait plus du tout de banquise (ce qui n’est pas loin d’arriver, cela dit en passant).

Comme ils ne survivraient sur cette Terre post-WWIII même si on les clonait, des scientifiques essayèrent de fusionner les gènes d’animaux en voie de disparition avec l’ADN humain. C’était la seule façon de sauvegarder leur génome de leur disparition complète, en attendant de trouver un nouvel environnement pour permettre le clonage animal. Les espoirs se tournent désormais vers la conquête spatiale et une nouvelle Terre.

Après plusieurs années d’expérimentations, d’échecs et du public, le premier animoïde naquit et vécu presque comme un être humain. C’était en 2031. Mi-humain mi-gorille, cet animoïde – ironiquement nommé Kong – ne fut rien de plus qu’un rat de laboratoire pendant 32 ans. D’autres expérimentations, d’autres espèces animoïdes furent créées dans les années qui suivirent. La génétique expérimentale perfectionna tellement la fusion des gènes que l’Homo Animalis devient l’équivalent intellectuel de l’Homo Sapiens et qu’ils purent s’insérer dans la société.

En 2099, le gouvernement des Royaumes-Unis fut le premier à reconnaître les animoïdes comme citoyens à part entières et à leur donner – contre l’avis de l’opinion public – les mêmes droits civiques que les humains. La plupart des autres pays firent de même peu après. En 2120, soutenu par un programme de fertilité, les animoïdes représentaient 30% de la population mondiale.

Un animoïde bénéficie des gènes d’animal qu’il possède, augmentant par exemple sa masse musculaire ou l’acuité de ses sens. Ils peuvent se reproduire avec des humains pur jus ou des animoïdes, même d’espèces différentes, pour avoir des enfants humains ou animoïdes.

Jusque récemment, seuls les mammifères terrestres pouvaient être ainsi sauvés après le extinction. Une avancée scientifique en 2173 permit de créer le premier animoïde cétacé. Les chercheurs continue de se pencher sur le cas des insectes…

Pour en savoir plus sur mon roman Sol Sunburst, consultez cette page !

Une représentation possible d’un animoïde (oui, c’est Ajani de Magic The Gathering, mais vous saisissez l’idée)

Ceci aurait pu être un animoïde durant les stades d’expérimentations scientifiques. Cette forme n’existe plus. 

Cette chose n’est PAS un animoïde !

Sol Sunburst est une anticipation dystopique, une romance tragique sur fond de rock ‘n’ roll  et une fable écologique au crépuscule de l’espèce humaine.

Le résumé (simili 4ème de couverture) est disponible sur cette page.

Le roman est un hommage aux années Glam du rock (les années 70) et s’inspire librement des textes de David Bowie de 1969 à 1974 (“Space Oddity”, “Moonage Daydream”, “Lady Stardust”…) et de son avatar de l’époque Ziggy Stardust. De nombreuses allusions à sa vie ont ainsi été introduites dans le texte (son ami Iggy Pop, sa femme Angela, sa demeure à Beckenham…).

A l’instar des œuvres de Philip K. Dick, Sol Sunburst s’intéresse avant tout à la façon dont est perçut le réel et à la notion de dualité. Le texte incite le lecteur à se faire sa propre idée de la réalité dans la réalité décrite : Qui sont vraiment Sol Sunburst, Angela, Stooges ou le Major Tom ? Parsemé de références aux psychotropes, le sous-thème de la drogue et la façon dont elles peuvent altérer la réalité (perception, black-out elliptique) renforce en filigrane le propos premier du livre.

Le deuxième thème majeur du livre s’articule autour de l’écologie. Partant du constat que l’être humain est victime de sa propre croissance et de sa propre évolution narcissique, le roman place l’humanité dans les perspectives qui l’attendent à moyen terme : extinctions en chaîne des espèces animales, dérèglements climatiques mais aussi manipulations génétiques, états totalitaires, manipulation des médias… et en ligne de mire la fin de l’espèce humaine.

Si l’univers dépeint dans Sol Sunburst est volontairement pessimiste, il possède la même dualité que celle que nous connaissons à présent : de part les choix qu’il est amené à faire, l’Homme (représenté par le protagoniste) est l’unique espoir de sa propre destruction. Mon roman n’a pas donc la volonté de dénoncer ou de moraliser mais celle de faire réfléchir en poussant à leur paroxysme les interrogations environnementales actuelles pour leur donner les plus sombres réponses.